1% Lycée Maryse Bastié
Les Voyages Aléatoires
J’ai imaginé l’histoire d’un voyageur utopiste. Arpenteur de mondes diversifiés, il sème et cueille lors de son périple, des parcelles d’histoires empruntées.
Dénouant de ces histoires des fils de langages multiples, il en tisse des étoffes de verre qu’il hisse comme autant de voiles aléatoires et tente patiemment de créer un langage commun à tous.
![]() Le sillage Entre les deux Bâtiments principaux |
![]() Le Sillage Détail |
![]() Pièce virtuelle du Hall voir vidéo, sculpture alphabétique |
Du voyage
Tout d’abord le premier « phare » apparaît, élément d’accueil délimitant l’entrée de l’établissement, suivi d’une voile marquant l’accès au bâtiment réservé aux ateliers.
Plus haut, suivant le sommet du parapet de jonction, est installé le sillage, lien entre les différents espaces du lycée.
Vers l’escale
Dans le hall d’accueil est posé le Maelström. Sculpture informatique protéiforme, elle « échappe à notre contrôle » et présente en permanence une (dé-) et (re)-composition de mots oubliés, existants, imaginaires, ou à venir. Elle est une tentative de lien entre nos dissemblances et nos similitudes.
Sculpture « Maelström » du hall d’entrée
Un logiciel est conçu spécifiquement pour ce projet. Il sera réalisé en collaboration avec l’informaticien Yves LEGUENNOU.
A l’inverse de Babel où la prétention de l’orgueilleux Roi Nemrod eut pour conséquence directe l’introduction de la multiplicité des langages, le logiciel se propose de « re »-composer une partition dont les notes seraient les lettres de tous les alphabets connus à ce jour, dans l’espoir de trouver une harmonie commune. Bien évidemment et comme pour toute quête, l’intérêt réside dans le chemin parcouru vers le but et non pas la finalité qui, dans ce cas, est une vision purement intellectuelle ou poétique.
Il s’agit donc ici, de regrouper une multitude d’alphabets, imaginaires, existants ou ayant existé. Chacune des lettres, chacun des signes, considéré comme un élément unique, est répertorié sous la forme d’un code informatique.
Un nombre aléatoire d’éléments est alors appelé à l’écran et compose un « mot ». Ce mot perdure un moment puis est remplacé par la composition suivante.
L’écran de visualisation se comporte alors comme une peinture éphémère, vivante et présentant au spectateur un aspect plastique et graphique évoluant et se transformant au fil du temps.





Sorry, comments for this entry are closed at this time.